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Utiliser la crise pour trouver sa place

November 14, 2015

 

 D’où je viens ? Qui suis-je ? Quel sens je donne à ma vie ? Quelle vie je me choisis ? Quelle est ma place ? Mais qu’est-ce-que je fous là ? Comment faire autrement ? Sont les questions que je me posais il y a quelques années, c'était en 2012 !

 

L’élément déclencheur ? Mon expérience en tant qu’entrepreneuse…

 

Et oui j’ai été chef de ma petite entreprise, pendant 3 ans ! Couturière de formation, j’ai décidé un beau jour d’ouvrir une franchise Rapid’Couture, parce que tous les gros mots style étude de marché, business plan, emprunt me faisaient mal à tête, parce que ça me rassurait de faire partie d’un réseau, parce que je savais au fond de moi que j’aurais beaucoup de difficultés à fixer mes tarifs, parce que je voulais travailler à mon compte …

 

Le projet s’est monté avec beaucoup de fluidité, je me suis installée en même temps que ma boutique dans une nouvelle ville en bord de mer… parée pour ma nouvelle vie d’entrepreneuse !

Du monde dès le premier jour d’ouverture… et avec le recul, dès le premier jour, je crois que j’ai su que j’allais grave en ch***…

 

L’aventure commençait, et la vie m’avait mis là où je devais être pour sortir de ma casserole déjà bien bouillante ! J’étais à l’endroit le plus approprié pour grandir et évoluer…non sans résistance, il faut l’avouer !

 

Avec cette boutique j’ai pu vérifier cette phrase qui dit que : nos pensées créent notre réalité…

 

 Et tout au long de ces 3 années, ma réalité c’est matérialisée sous la forme de mon pire cauchemar !

 

Toutes mes croyances limitantes et mes peurs sont violemment remontées à la surface, et m’ont été projetées par mes clients, mon chiffre d’affaire, et la grosse machine capitaliste !

 

Une rage intérieure grondait au fond de moi, une furieuse envie de tout faire péter et notamment la gueule du client, ainsi que ce métier de couturière ingrat et non reconnu !

 

Et oui car quand tout va mal, c’est bien connu, c’est la faute des autres !

 

Pour ma part, les coupables étaient :

 

1/ La société de consommation, qui vend des fringues pas chères, ce qui a pour effet que la retouche est souvent plus chère que le vêtement en lui-même

 

2/ Les clients, qui ne sont jamais contents et qui ne vivent qu’à l’échelle de leur porte-monnaie

 

3/ L’Etat, avec sa TVA, sa taxe professionnelle, le cher et tendre RSI qui vide une trésorerie en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, et puis qui dit : « oh pardon ! on vous a fait payer trop de cotisations mais on ne vous remboursera que quand vous vous serez acheté une corde pour vous pendre ! »

 

4/ Les charges diverses : loyer, électricité, cotisations retraites, les frais bancaires, les assurances et le comptable !

 

5/ Toutes les couturières qui bossent au black ou pas et qui se sous-payent, parce que « Franchement madame c’est pas grand-chose à faire, c’est JUSTE un ourlet ! »

 

Et puis allez, zou ! pendant qu'on y est :

 

6/ L’inconscient collectif, qui nous fait devenir de véritables moutons !

 

Na ! Une fois tout ce beau monde passé à la moulinette de la rancoeur, et bien je ne pouvais même pas me plaindre du patron qui ne fait pas bien son job, puisque le patron c’était moi ! Mais oui au fait ! C’est moi le patron ! GLOUPS !

 

Avec tous ces autres qui m’empêchent de réussir, que voulez-vous que j’y fasse ! C’est la vie ma bonne dame, c’est pô ma faute ! Les temps sont durs ! C’est la crise ! Et puis maintenant j’ai mon prêt à rembourser, faut bien que je tienne ! Et en plus de ça je suis célibataire, personne pour m’aider financièrement…

 

Vous la voyez la victime là ?! j’ai joué ce rôle à la perfection, tout en brandissant la carte du vaillant petit soldat, qui part au front, qui bosse à son compte, sans rien demander à la société…ELLE !

 

Et c’est là qu’on ouvre la boîte de Pandore !

 

Et si le coupable c’était moi ? Et si j’avais créé tout ce qui m’arrivait ? Et si la société de consommation, les clients, l’Etat, les charges, les couturières, l’inconscient collectif c’étaient moi ?

 

Et bien cela voudrait dire que le responsable, c’est moi ! Et en y regardant de plus près ce n’est pas si déconnant comme hypothèse.

 

J’avais face à moi des clients qui rechignaient à payer le prix juste, par ignorance du métier, ou pour la bonne santé de leur porte-monnaie, un Chiffre d’affaire qui suffisait pile poil à payer toutes les charges de l’entreprise sauf mon salaire, des journées de 8/9h dans les mimines et les noeils noeils et 15 jours de vacances dans l’année… ajoutez à ça que moi aussi je participais au capitalisme, à la sociéte de consommation qui achètent des fringues made in china pas chères fabriquées par des enfants !

 

Que se jouait-il devant moi pendant ces 3 ans ? Quel message mes clients, mon chiffre d’affaire et la société me délivraient-ils ? Quelles souffrances engendraient toute cette mise en scène de la vie ?

 

Je me faisais éclabousser par ma non reconnaissance de qui je suis ! Tout ceci n’était que le miroir de mes propres peurs et croyances, j’étais devenue mon propre bourreau, ma propre esclave…

 

J’avais la croyance que le travail ce n’est pas une partie de plaisir et que l’argent ça se mérite, donc il faut trimer, quitte à s’exploiter.

 

Je me considérais comme une « petite » couturière, dont le métier est peu reconnu et plutôt ingrat. Quand je pense à ce métier je ne cesse de voir l’image d’une « petite » grand-mère, derrière sa « petite » machine, dans son « petit » atelier, qui coud au black chez elle. Vous voyez à quelle hauteur cela me positionnait !

 

Alors face à ma caisse au moment d’annoncer le prix de mon travail, j’avais peur ! Peur que ce soit trop cher ! Peur que le client me considère comme une voleuse… parfois j’arrivais à annoncer le prix juste et puis souvent je baissais de 2 ou 3 euros la prestation, histoire de ne pas avoir à me confronter au regard outré du client ! (et d’ailleurs 2 ou 3 euros en moins ou pas j’y avais le droit quand même !)

 

Ors à chaque coup de 2 ou 3 euros de moins je me tuais à petit feu ! Je piétinais méticuleusement l’estime de moi. Et j’avalais la couleuvre ! Je nourrissais mes croyances, leur donnais de la valeur, et du grain à moudre !

 

Le deuxième effet kiss cool, c’est qu’à me mal mener de cette façon il n'y avait plus de place dans mon coeur pour accueillir les compliments et encouragements des clients bienveillants et généreux beaucoup plus nombreux que les autres !

 

Aujourd’hui quand je vous écris ça, je me rends compte à quel point je me suis fait du mal ! A quel point je me suis oubliée, à quel point je me suis reniée et surtout à quel point je me suis réduite à un métier !

 

"Plus nous sommes identifiés à un titre, une position sociale, une situation financière, plus nous sommes à la merci de ce qui viendra les menacer."

-Ilios Kotsou "Eloge de la lucidité " -

 

Alors je vous le coasse haut et fort mes chères grenouilles : Vous n’êtes pas votre travail, vous n’êtes pas votre maison, vous n’êtes pas votre voiture, votre conjoint, votre canapé, vos vêtements ou que sais-je encore ! Vous êtes VOUS ! Avec vos qualités, vos défauts, vos forces, vos faiblesses, votre ombre et votre lumière et surtout vous êtes celle/celui que vous choisissez d’être !

 

En décembre de cette année 2015, cela fera un an que j’ai liquidé ma boutique…Ce fut un choix difficile car là encore j’avais peur, peur de l’après, ce futur inconnu effrayant... peur de l’échec, car je me disais que je n’avais pas fait assez d’effort pour maintenir la boutique et la faire fonctionner… ors le constat était sans appel je n’avais tout simplement pas envie de la sauver ! Il était temps de me libérer de mon joug ! Ceci afin de me défaire de mes vieux oripeaux… pour m’en aller vers d’autres contrées plus en accord avec celle que je suis en train de faire éclore…et ainsi TROUVER MA PLACE

 

L’éclosion

 

En franchissant le pas de me casser de ma boutique, j’ai osé me donner le meilleur ! Et ce sans aucune certitude financière, professionnelle voire personnelle… je me suis jetée dans le vide sans savoir si le parachute allait s’ouvrir… mon instinct de survie quoi qu'on puisse en penser ! Et à ma grande surprise il s’est ouvert ! La vie m’a soutenue plus que je ne l’aurais souhaité, l’abondance est entrée dans ma vie, d’une manière inattendue… aujourd’hui je suis riche ! Riche de mes expériences, riche de mes rencontres, riche de mon évolution, riche de mes rêves, riche de mes projets… j'agis dans ma vie de manière à me rapprocher chaque jour un peu plus près de mes valeurs, de ce qui me fait vibrer, de ce qui fait sens... l'énergie que je mettais à pester contre ce système en perdition, je la mets ailleurs... afin de créer le monde et la vie que je me choisis !

 

Je laisse éclore la femme que je suis et que je veux devenir… Je fais de plus en plus confiance à la vie, et j’écoute davantage mon cœur, tout en rassurant ma tête qui, elle, s’inquiète de me voir sortir des sentiers battus, faire du hors piste et prendre des risques inconsidérés parce que c’est la crise tout de même !!!

 

J’emprunte le chemin du Héros : un voyage vers soi où la vie prend son sens ! J’affronte mes dragons et je compte bien revenir avec mon trésor !

 

JE PRENDS MA PLACE.

 

Et vous où en êtes-vous sur votre chemin ?

 

Se faire accompagner

 

Cette crise m'a sortie de ma torpeur... Elle a déclenché un processus de transformation, que j'ai décidé de vivre et de traverser en conscience ! J'aurais pu bondir hors de ma casserole pour fuir ou nier, et recommencer ailleurs...c'était une solution ! Mais celle-là je la connaissais que trop bien...Il était temps de faire autrement. Je suis donc restée et j'ai accueilli ce que cela venait toucher en moi, ce que cela me faisait vivre à l'intérieur. Et lentement, avec le soutien de coach et thérapeutes, j'ai baissé le feu sous ma casserole, j'ai élargir ses bords, et les ai rendu transparents... jusqu'à ce que je vois qu'un autre monde existe, et que j'avais le choix ! A ce moment-là seulement, j'ai sauté hors de ma casserole, avec un niveau de conscience différent, une regard sur moi plus juste et une perception de la vie plus large.

 

Alors si vous aussi vous vous sentez face à une crise qui vous annonce qu'il est temps de rompre avec ce vieux schéma qui vous enferme dans votre casserole. et que vous vous dites : "ça suffit ! Il est temps de faire autrement !". JE SUIS LA !

 

Prête à vous accompagner dans cette traversée tout en vous sentant libre et sécure face au changement, pour trouver votre place, celle que vous vous choisirez ! A vos marques ! Prêt ! Bondissez !

 

 

Sophie Marot – Accompagnement dans la traversée de votre changement –

Pour en savoir plus: cliquez ici !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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