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Le corps à ses raisons que la raison ignore !

September 3, 2015

 

Cet article a été écrit  pour le magazine mensuel "Au nom du corps" de Caroline Gauthier du Blog "Au nom du corps, vivre de sa nature ". Merci pour sa confiance et son soutien !

 

Connaissez-vous l'allégorie de la grenouille ?

 

D’après une expérience, si l'on plonge subitement une grenouille dans de l'eau chaude, elle s'échappe d'un bond ; alors que si on la plonge dans l'eau froide et qu'on porte très progressivement l'eau à ébullition, la grenouille s'engourdit ou s'habitue à la température pour finir ébouillantée. Cela traduit le phénomène d’accoutumance qui consiste à ne pas réagir à une situation grave…

 

Sacré miroir, cette grenouille… !!!! Vous ne vous reconnaissez pas ? Moi, si !

 

Je suis cette grenouille, ma casserole c’est le monde dans lequel je suis née, et mon eau a été filtrée par :

  • mon milieu de vie : filtre socio-culturel

  • mes expériences de vie, qui me font chausser des lunettes roses ou noires selon mon vécu : filtres personnels

  • ma manière d’appréhender le monde avec mes 5 sens : filtres neurologiques

 

Ceci constitue ma carte du monde, … elle est donc différente pour chacun d’entre nous !

C’est elle qui conditionne notre manière d’appréhender la vie !

C’est donc mon eau de grenouille, dans laquelle j’évolue, je grandis, et je vis… cette eau est vitale pour mon évolution… comme il est vital de ne pas s’accoutumer à elle… car elle n’est pas la vérité, la réalité… elle est une perception parmi des milliers d’autres…

 

Explorer notre carte du monde, permet de repérer nos filtres qui ont créé nos croyances limitantes et aidantes, nos mécanismes de défenses, nos peurs, nos joies, notre savoir-être … ainsi, en bon aventurier nous connaissons tous les recoins, les reliefs, les zones à risque, les petits coins de paradis de notre personnalité, pour partir à la conquête de d’autres univers, pour s’enrichir, évoluer, grandir, et s’ouvrir à des perceptions nouvelles… !

 

Sans cette ouverture à soi et au monde nous finissons comme notre grenouille : cuits de chez cuits, car à trop mariner dans notre jus on s’accoutume, on s’engourdit, et notre système nerveux finit par ne plus sentir le danger…

 

Et nous faisons de nos expériences notre réalité, de nos pensées une vérité

 

Me concernant, dans ma carte du monde à moi, était inscrit la croyance que « M’exprimer, rayonner, prendre ma place, c’est prendre TROP de place ». Concrètement cela se traduisait par des phrases assassinent que me psalmodiait une petite voix intérieure : « je suis de trop ! » ; « je n’ai pas mon mot à dire » ; « pour qui te prends-tu à vouloir donner ton avis ? » ; « Ne fais pas trop de vagues » ; « ne fais pas ton intéressante ! » ; « Sois sage et tais-toi ! »

 

Tant que cette croyance restait inconsciente, j’étais tel un pantin dont on tire les ficelles. Et je me suis bâtie un monde selon SA perception, j’ai vécu des expériences qui venaient appuyer SA vérité. Je me suis menée la vie dure, mais je ne m’en rendais pas compte… c’était normal, je m’accoutumais, comme notre grenouille.

 

D’autant plus que vu de l’extérieur, rien à signaler : famille aimante et présente, vie équilibrée, scolarité fluide, un chouïa solitaire tout de même, quelques amis, mais pas beaucoup de sorties, j’étais réservée mais sociable… bref tout était lisse et indétectable ! Je dégageais l’image d’une fille équilibrée, intelligente, forte et solide dont l’avenir ne serait pas un problème, j’étais sur de bons rails !

 

Mais à l’intérieur, au plus profond de moi, c’était une toute autre histoire ! Je me sentais aussi forte et solide que faible et fragile, aussi lumineuse que transparente, aussi douée que nulle, et les années passant la balance penchait de plus en plus vers les moins. Mais je ne laissais rien transparaître, hors de question que je montre ma vulnérabilité, mon orgueil en aurait pris un trop grand coup et cette voix qui me serinait « pour qui tu te prends ! Ce serait te mettre en avant, te faire remarquer et donc prendre trop de place, alors que franchement tu n’as pas à te plaindre ! »

 

En voulant garder la face, je me refusais à voir ce qui me faisait le plus souffrir : rester dans l’ombre, me taire, être sage, j’obéissais au doigt et l’œil à cette injonction d’un ordre très religieux, qui m’interdisait de briller, d’exister, d’oser ! Et cela commençait à me poser quelques soucis au quotidien, car dès que je tentais de transgresser les règles, mon corps me trahissait : ma voix tremblait quand je parlais en public, jusqu’à ressentir une envie de pleurer qui me faisait me taire, je me faisais violence pour aller vers les autres, j’avais peur de déranger, mon ventre se nouait, je me durcissais de l’intérieure, une profonde tristesse m’envahissait, je me sentais contrit !

 

Et face à des réussites, j’étais comme étonnée, surprise, car je ne pouvais m’empêcher de penser que c’était une erreur…je savourais quelque temps et puis très vite, je faisais tout ce que je pouvais pour me prouver que tout ça n’était pas mérité et qu’il était temps de me retirer ! Et je ne comptais plus le nombre de fois où je sentais naître en moi un élan intérieur puissant et vibrant, une envie, un désir aussitôt réfrénés puis censurés par une sensation d’être prise à la gorge et tirée en arrière…

 

Au fil des années je m’étais résignée, ma phrase fétiche était alors « Fais avec ! ». Et pourtant une rage intérieure grondait ! Sourde, puissante…

 

A l’époque j’en voulais à mon corps, c’était lui le fautif ! Il réussissait à me faire taire ! Il était incapable de se maîtriser : je me laissais dominer par tous ces ressentis et du coup je me sentais transparente, impuissante, triste et en colère, je m’isolais car je ne trouvais pas ma place ! Et je me demandais quand est-ce-que j’allais enfin me sentir vivante !

 

Mais mon corps avait ses raisons…

 

A sa manière il réagissait à cette injonction, il tentait de s’exprimer pour me faire lâcher ! Et en niant ces messages, je résistais à mon propre désir de briser mes chaînes. Peut-être qu’il voulait provoquer ma colère, pour que je hurle ma place au monde ! Ce qui était clair c’est qu’un gros conflit intérieur se jouait dès qu’il s’agissait pour moi de rayonner.

 

Et puis un jour mon chemin a croisé des professionnels des astres et des chiffres, qui ont commencé à mettre en lumière cette croyance, issue d’une injonction familiale lointaine. Ils ont su mettre des mots sur ce que je ressentais, et m’ont aidée à réaliser que je pouvais m’en libérer, que ce n’était pas une fatalité et que oui, j’avais le droit de vivre Ma vie !

 

Ce fût le déclic qui me fit sortir de ma casserole d’eau bouillante… et pour m’accompagner sur ce tout nouveau chemin, j’ai entamé un travail de développement personnel, qui m’a permis de prendre conscience de mes peurs et de mes mécanismes de défense. J’ai appris à écouter mes émotions en écoutant mon corps, à voir et accepter ce qu’il y a de beau et d’unique en moi, j’ai ajouté de la spiritualité dans ma vie, pour élargir, prendre de la hauteur et mettre du sens.

 

Puis j’ai expérimenté, en sortant de ma zone de confort, en affrontant mes peurs, et surtout en osant défier ma voix intérieure qui m’ordonnait de rester à ma place, cette place toute pourrie et sans vie, terne et triste, où tout était dur et sans plaisir ! Là où chaque phrase commençait par « il faut » et « tu dois » !

 

Et mon corps fût et est toujours un allié de poids ! Car au lieu de nier mes ressentis, je les ai regardé en face et je les ai accueillis, avec l’aide de professionnels pour commencer.

 

J’ai notamment appris que derrière chaque sensation du corps se cache une émotion… et derrière une émotion, un besoin… exemple : ma voix tremble quand je me mets à parler au sein d’un groupe et les larmes me montent aux yeux…Comment je me sens dans mon corps ? C’est dur et froid, j’ai la gorge qui se resserre. Qu’est-ce-que je ressens comme émotion ? De la colère. Que vient-elle me dire, quel besoin n’est pas respecté ? Je ne me sens pas reconnue.A partir de là, je prends de la hauteur sur la situation, car je ne suis pas ma colère… et je prends en compte mon besoin de reconnaissance en allant creuser ce que cela signifie pour moi d’être reconnue. Pour y répondre on retourne au corps : comment je me sentirais si j’étais reconnue ? Légère, souriante, lumineuse, pétillante, c’est doux et stable dans mon corps. Quelles émotions cela engendre ? De la joie, de l’amour, de la gratitude, du plaisir ! Et ainsi de suite…

 

Un autre point essentiel à savoir quand on entame ce chemin vers soi : La vie se charge de nous faire vivre les expériences nécessaires à notre croissance personnelle ! Et en montant à la conscience notre carte du monde, cela nous permet de passer du statut de victime au statut d’Acteur/Actrice de sa vie.

 

Telle une spéléologue j’ai donc repéré, exploré, étudié, cartographié, visité mes cavités souterraines, naturelles ou artificielles… et maintenant mon plus cher désir est de partager mes connaissances.

 

2016 : J’en suis là aujourd’hui !

 

J’ose prendre ma place ! Ma juste place…celle que je me choisis.

J’y vais lentement mais sûrement, pas à pas, accompagnée de ma petite voix intérieure que j’appelle « Miss Rabat La Joie », qui cause toujours mais n’a plus le dernier mot !

 

Voici un aperçu du dialogue qui se joue entre moi et ma petite voix:

 

1/ Premier petit pas, septembre 2014 : je vais voir une coach de vie, pour m’aider à définir ma reconversion professionnelle… après plusieurs séances je finis par oser m’avouer et dire tout haut :-« je veux travailler dans la relation d’aide et le développement personnel… »

Miss Rabat La Joie :

- « Qui es-tu pour oser travailler dans ce domaine ? »

Moi ( et ma coach ):

-« Mon corps sourit quand je songe à cette vocation ! Alors pourquoi pas moi !»

 

2/ Deuxième petit pas, décembre 2014 : Je décide de liquider ma boutique de retouche, dans laquelle je trime chaque jour pour gagner deux francs six sous, et où je ne m’épanouis pas.

Miss Rabat La Joie :

-« mais enfin tu as un métier en main, pourquoi aller voir ailleurs ? Et c’est trop risqué tu ne sais pas ce que tu vas faire après ? Comment vas-tu gagner ta vie ? »

Moi :

-« mon corps ne veut plus, il est en souffrance, je ne veux plus résister à ce qui est ! »

 

3/ Troisième petit pas : je m’octroie du temps sans travailler, parce que j’ai besoin de me reposer après tous ces bouleversements de vie…

Miss Rabat La Joie :

- « comment oses-tu te reposer ? ça ne se fait pas ! Que vont dire les gens ? La vie ce n’est pas comme ça que ça marche ! »

Moi :

-« J’en ai besoin, c’est vital et nécessaire pour mon bien-être ! »

 

4/ Quatrième petit pas, mars 2015 : je m’inscris à un cursus de formation de coaching, qui allie l’apprentissage de différents outils pour une écoute attentive, bienveillante et aidante avec une dimension spirituelle essentielle pour l’accompagnant et l’accompagné.

Miss Rabat La Joie :

-« c’est un sacré budget ! C’est risqué ! Ce n’est pas prudent ! Et où cela va te mener ?»

Moi :

-« J’en ai envie ! ça me fait vibrer ! »

 

5/ Cinquième petit pas, août 2015 : je créé mon blog « nous sommes tous des grenouilles »…dans lequel j’y dépose mes écrits, mes expériences de vie, et où je partage ce qui me tient à cœur : magazines, blogs, conférences, livres…

Miss Rabat La Joie :

-« Comment oses-tu te mettre en avant ! Les gens s’en fichent de ce que tu as à dire ! Et puis tu ne sais pas faire, tu n’es pas une pro, il faut que ça soit parfait avant de le montrer !»

Moi :

-« J’y prends du plaisir, cela me nourrit, je me sens vivante ! Et la perfection ne fait pas partie de ce monde ! »

 

Héhé ! Et vous savez quoi ? Ce dernier petit pas m’amène aujourd’hui à l’écriture de cet article, que Caroline Gauthier m’a proposé de faire pour son prochain magazine…

 

Après des années de dictat, Miss Rabat La Joie n’a plus les pleins pouvoirs aujourd’hui. Grâce à une meilleure connaissance de mon eau de grenouille, j’ai pu briser mes chaînes… En osant transgresser ses règles, en osant agir autrement que selon ses croyances, je lui prouve qu’elle n’est pas LA vérité et j’ouvre le champ des possibles.

 

Et le prochain petit pas, quel sera-t-il ?

 

Je ne le sais pas encore… ce que je sais c’est qu’il sera dirigé vers ce qui met du sens à ma vie, vers ce qui me met en joie et me donne du plaisir, et que lui et tous les autres à venir seront posés de manière à ce qu’ils me mènent vers la mission qui me fait vibrer : participer à l’éveil des consciences, pour un monde en paix et harmonieux où chacun est à sa juste place et ose Être, tout simplement !

 

Je vous invite donc à me rejoindre dans cette vaste entreprise, qui est celle de vivre la vie que l’on se choisit !

 

Sophie Marot – Accompagnement dans la traversée de votre changement –

Pour en savoir plus: cliquez ici !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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